Et après ?


Après les traitements, c’est souvent le vide. On aimerait bien continuer à être dorloté mais la prise en charge s’arrête et puis on n’a pas vraiment envie de retourner à l’hôpital. Alors où aller ? Où trouver cet accompagnement de qualité reçu pendant les traitements ? Pour répondre aux besoins d’accompagnement à tous les stades de la maladie, l’association promeut l’ouverture de nouvelles oncobulles de ville. Celles-ci seront hébergées dans les pharmacies, les centres paramédicaux, les résidences-services ou encore les maisons de mieux-être. L’accompagnement y sera aussi qualitatif que celui prodigué dans les hôpitaux.

Et après ?


Après les traitements, c’est souvent le vide. On aimerait bien continuer à être dorloté mais la prise en charge s’arrête et puis on n’a pas vraiment envie de retourner à l’hôpital. Alors où aller ? Où trouver cet accompagnement de qualité reçu pendant les traitements ? Pour répondre aux besoins d’accompagnement à tous les stades de la maladie, l’association promeut l’ouverture de nouvelles oncobulles de ville. Celles-ci seront hébergées dans les pharmacies, les centres paramédicaux, les résidences-services ou encore les maisons de mieux-être. L’accompagnement y sera aussi qualitatif que celui prodigué dans les hôpitaux.

La période qui a suivi la fin des traitements a sans doute été pour moi la plus difficile. Les médecins me déclaraient « guérie » or je ne me sentais pas guérie. On ne passe pas comme ça de statut de malade à celui de guéri. Mes proches tout en restant bienveillants exerçaient une pression pour un retour à la normalité. Mais c’était quoi être « normale » ? La période après les traitements les marques de soutien ont brutalement cessées. Tout le monde avait envie d’oublier. Moi également. Et puis il y eu le retour au travail. J’adore mon travail et mes collègues sont réellement extras. Toutefois, ce fut une épreuve supplémentaire. Il fallait faire bonne figure, se montrer enjouée et détachée de la maladie. Il fallait répondre aux questions de certains et encaisser les maladresses des autres. Après 3 semaines, j’étais épuisée.

Epuisée car étant sous hormonothérapie je continuais à subir les effets secondaires du traitement : fatigue, perte de mémoire, insomnies, problèmes d’articulation, bouffées de chaleur, migraines. Des effets souvent invisibles pour les autres. Je me suis donc décidée à prendre un rendez-vous pour un massage. Après avoir expliqué ma situation et avoir demandé si ma mastectomie n’était pas un problème, j’ai dû encaisser la grimace de l’esthéticienne devant ma cicatrice. Mais le pire je pense a été de l’entendre me dire : « En tout cas moi je ne pourrais pas vivre comme ça… ». C’est pour éviter ces situations traumatisantes et pour offrir un accompagnement qualifié en dehors de l’hôpital que le réseau Oncobulle promeut l’ouverture de nouvelles oncobulles de ville.

«  J’apprécie particulièrement les massages pour leur côté apaisant. Ils m’aident à lutter contre les insomnies dont je souffre depuis le diagnostic »

Georges